1. Celui qui croit en moi.
2. Lobotomie.
3. Les liens de la Contrainte.
4. La Fuite.
5. Mutinerie.
6. La Foi.
7. La Trêve.
8. Prise de pouvoir.
9. Plan d'Attaque.
10. Otages en Danger.
11. Déception.
12. La Motion de Zarek (en version longue inédite).
13. Le Serment.
14. Un bain de Sang.
15. Sans issue.
16. Le Retour de Gaius.
17. Quelqu'un pour veiller sur moi.
18. La Naissance d'un Ange (en version longue inédite).
19. La Mère de l'Humanité (en version longue inédite).
Avis (contenant de très grosses traces de Spoilers) : La Fin de la Saison Trois, comme chaque saison de Galactica, m'avait fait halluciné, m'avait fait patienter à ne plus en tenir. La voici enfin, la quatrième et dernière saison. La fin d'une odyssée spatiale plus incroyable que tout, même Stargate qui est une de mes séries favorites n'arrive pas autant à me faire pleurer, à me faire croire, à espérer une fin heureuse. Ainsi ce clôt un chapitre et si vous le pouvez, regarder cette série, elle en vaut la peine. Voici donc mon avis sur la dernière saison époustouflante, que se soit au niveau du Scénario, des Acteurs ou des Musiques.
Revenons donc à ce début de saison. Lee est totalement halluciné quand Kara revient mystérieusement et combat les Cylons alors que la Flotte est dans de sales draps. Mais lorsqu'elle revient, elle ne reçoit que la peur. Parce que tout le monde la croyait morte. Les quatre derniers Cylons révélé lors de la dernière saison se réunissent et espère garder tout pour eux, ainsi se déroule une bonne dizaine d'épisodes dans lesquels Cally succombe face à Tory qui veut la tuer pour se protéger. Mais une chose incroyable se produit, une guerre fratricide éclate au sein même de la civilisation Cylonne. Les autres épisodes se passe de commentaires constructifs, oh que oui ils sont superbes mais passons à l'essentiel voulez - vous ? L'épisode "Otages en Danger" met en danger - ô gloire - la survie des derniers Cylons ainsi que certains Humains. Et là, Kara comprend le message de Sam à propos de son Viper. Et là, la musique de fou qui se met à retentir. Enfoiré de Bear, il nous balance un truc hallucinant, une fois de plus. Incroyable de profondeur, de magnétisme, d'ampleur. Et dire qu'elle était là, la clé pour la Terre. A l'intérieur de ce Viper tout blanc et tout propre...
Three years ago, I promised to lead you to a new home. We've endured a difficult journey. We've all lost. We've all suffered. And the truth is, I questioned whether this day would ever come. But today, our journey is at an end. We have arrived...At Earth.
Il y a trois ans, j'ai promis de vous mener à une nouvelle maison. Nous avons enduré un voyage difficile. Nous avons tous perdu. Nous avons tous souffert. Et la vérité est, que je me suis questionné pour savoir si ce jour viendrait. Mais aujourd'hui, notre voyage est à une fin. Nous sommes arrivés sur...La Terre.
Et le coup de masure finale...La dernière scène de cet épisode, quel coup de poing dans le bide. Cette caméra qui part de la main d'Adama, attrapant sa première poignée de "Terre", comme Roslin le souhaitait tant, et qui opère un travelling magnifique sur des personnages qui se croisent sans sembler se voir, le visage vide, comme frappés de stupeur par ce qu'ils viennent de trouver, comme se demandant : "Et maintenant ?" Est - ce que comme moi vous vous êtes attendus à voir la Statue de la Liberté ? Parce que si ceci n'est pas le pont de Brooklyn et Manhattan, je veux bien être dévorée toute vivante...Enfin...J'aurais aimé en dire beaucoup plus. Parler davantage de Sam, Kara, du Chef, de D'Anna, de Leoben, de Roslin...Mais à un moment, il faut que je m'arrête. On en parlera dans les commentaires. Et puis il reste encore tant de questions en suspens. Une surtout : qui a collé les coordonnées de la Terre dans le Viper de Kara ? Qui leur a donné l'indice suprême ? Qui les a récompensés pour leur parcours du combattant ? Parce qu'il s'agit de cela, non ? Après ça, l'identité du dernier Cylon en devient presque anecdotique. La Terre, donc. Une Terre atomisée deux mille ans plus tôt. Notre Terre, à n'en pas douter. Nous. Ce détail, c'est que nous fûmes Cylons. Que la planète fut peuplée de braves Cylons. Des Cylons ayant leurs propres Centurions. Et qui ont fini par se faire péter le caisson, à deux mille ans d'écart avec les Douze Colonies. Et l'accueil muet de tous les gens du Galactica, qui attendent avec tant d'impatience un mot de leurs leaders, mot que ceux - ci sont incapables de prononcer, c'est d'une désolation sans nom. Alors quand mon Gaius, blasé comme jamais dans sa petite blouse blanche, leur annonce avec l'aide de Saul qu'ils ont fait tout ce chemin pour non seulement trouver une Terre cramée, mais en plus que celle - ci était le monde des Cylons. Arf, quoi. Dès lors, on sent que le tout dernier boulon qui tenait encore Roslin fout le camp. Galen touche alors l'empreinte laissée sur un mur, silhouette qui fut la sienne deux mille ans plus tôt, notre bon gros Chef se met à revivre les derniers moments de sa précédente vie. Fauché qu'il le fut par l'attaque alors qu'il faisait le marché. Et qu'il choisissait des Avocats. Quatre pour le prix d'un. Sam, musicien, jouant "All along the Watchtower". Il l'avait joué pour eux tous. Saul est banquier et Helen était déjà sa femme, oui, car Helen est bien la cinquième. On voit alors Laura brûlant le livre de la Pythie et qui chasse Bill tant elle est elle - même perdue...On quitte alors Laura et son petit bûcher improvisé pour trouver celui d'une autre malheureuse. Comme c'est bien fait, tout de même. De passer de Laura qui brûle le symbole de sa foi et de sa vie, à Kara qui brûle sa propre carcasse. J'ai trouvé complètement démentes toutes les scènes entre Kara et Leoben. Il s'est produit un glissement incroyable, dans leur relation. Un de plus. Cette fois, c'est Kara qui reprend le dessus, qui le traîne comme son ombre, qui n'hésite pas à se moquer de lui, à railler ses incertitudes. C'est fou, elle qui avait si peur de lui. On arrive donc à la partie que je connaissais depuis l'été dernier. Kara trouvant l'origine du signal. Son propre Viper. Et elle encore à l'intérieur. Même si je le savais, j'ai été complètement soufflée par la puissance de cette scène. Par la réaction de Leoben qui sent que ça le fait pas du tout. Par ce pauvre reste de cockpit. Et ce casque qui en dépasse. Jamais je n'aurais été capable de soulever la carcasse pour regarder...Ce squelette et les cheveux. Oh my God...Oh, Kara !
Les découvertes des quelques jours passés ont été pénibles pour nous tous. Comme vous savez, nous ne pouvons pas rester sur la Terre. Mais ce n'est pas un nouveau défi. Les Treize Tribus de Kobol ont été exactement sur la même tâche que nous sommes en ce moment. Ils ont connu des pertes épouvantables. Ils ont eu besoin d'une maison. Donc, ils se sont mit en route dans le dénué d'espace profond avec rien que leurs navires et leurs tripes. Et les Treize succédés. Ils n'étaient pas des surhommes. Ils étaient les gens ordinaires, comme nous. Ce qu'ils peuvent accomplir, nous pouvons l'accomplir. Nous trouverons une nouvelle maison. C'est une promesse que j'ai l'intention de garde !
Jamais, jamais je n'aurais pu croire à ce qui allait se passer ensuite. Dualla, heureuse avec Lee, je pensais que tout pourrait s'arranger. Toute cette scène où on la voit ranger ses affaires en chantonnant, sous le nez de Felix qui hallucine totalement...Pourquoi traîner si longtemps sur ce personnage ? Pourquoi insister ? Pourquoi la photo enfant ? Pourquoi ce regard étrange lorsque la porte se referme et que Felix s'en va ? Tout simplement parce que Dualla a tout compris. Et qu'une fois dans sa vie, elle prend le contrôle. Elle décide que ça s'arrête là. Rangeant son alliance bien proprement sur son petit crochet...Elle s'en va sur un sentiment de bonheur. Sentiment qu'elle est certainement sûre de ne plus jamais ressentir. Après tout, pourquoi les choses changeraient - elle avec Lee ? Le problème reste le même. Deux hommes dans sa vie, deux échecs. Il ne lui restait plus que l'espoir de la Terre et cet espoir est mort. Alors autant partir en beauté, en étant heureuse. Une mort qui m'a choqué, surtout à cette façon de faire. Sa mort m'a complètement bouleversée. Un truc de fou. J'en ai pleuré, très sincèrement pleuré. Sans doute parce que ce suicide, c'est un symbole. Si une femme comme Dualla, si professionnellement, si ancrée, ne peut plus continuer, alors qui le peut ? Personne. Et ça, beaucoup de gens le comprennent tout de suite. Caprica Six tombe également enceinte de Saul à notre grand étonnement mais c'est tellement beau.
Baltar se met à cité Shakespeare, cet enfoiré !
Prends un Mentos, Gaius. Et arrête de changer d'avis comme de liquette. N'empêche, il a putain de public, l'animal. Les temps sont durs, c'est le moment de racler de l'audience. Tout pareil, d'ailleurs, pour nos deux révolutionnaires qui signent, en cellule, une fois encore, un pacte de sang. Et qui apparemment ont eux aussi trouvé leur public si j'en juge par la confiance affichée par Felix. Je me demande quel sera le rôle joué par Baltar, là - dedans. Felix et Zarek qui menacent la sûreté de la Flotte est quelque chose de troublant. A ce moment là, Felix ordonne la mort de Laura, de Gaius, de William et de Saul. Qui s'en sortira ? Tout le monde. Ptain, les gars. J'arrive pas à croire que Felix Gaeta, le premier de la classe, nous fasse un coup pareil. Quand on se souvient de lui dans la minisérie. Rah, Felix. Si loyal, si gentil, si droit. Comme elles ont eu raison de lui, toutes ces années enfermé dans cette boîte, à espérer une délivrance qui n'est jamais venue. Si cette vie peut transformer un type comme Gaeta à ce point, alors on imagine ce qu'elle peut faire au soldat moyen. Mais voilà, Felix a tiré la sonnette d'alarme, ça n'arrive pas juste comme ça. Et personne ne l'a écouté, en haut lieu. En tout cas, quelle maîtrise. On ne peut qu'admirer le bonhomme pour l'aisance avec laquelle il se sert de sa connaissance du vaisseau et de ses collègues, anticipant les hésitations, les failles, les réactions de tous. C'est splendide, Alessandro. De tous les officiers du Galactica, s'il y en avait un qu'il ne fallait pas mettre en colère, c'était bien lui. Allié avec Zarek le tueur, Zarek le manipulateur, ici en très grande forme et plus revanchard que jamais, c'est imparable. Seulement voilà, je me demande si Tommy ne manipule pas également Felix. Et je prie pour qu'avant de dire adieu à ce monde, Felix le comprenne. Parce que c'est sans doute la seule chose qui lui reste. Enfin, ne nous égarons pas. Parce que le plus gros reste à venir. Ah, la tronche d'Adama lorsque les marines débarquent dans le CIC sur l'ordre de Felix, c'est énorme. Cette fois, il la voit venir, la trahison. La dernière fois que c'est arrivé, il était bien trop occupé à saigner à blanc sur les consoles pour se rendre compte de quoi que ce soit. Encore un de ses enfants qui se retourne contre lui. C'est terrible. Et c'est là aussi qu'on se dit que Felix, qui certes n'avait pas donné l'ordre de tirer, vient de se payer un billet vers l'enfer, quoi qu'il arrive.
Et puis pendant ce temps, c'est le gros délire, aussi, à bord du Basestar où se sont réfugiés nos amis ! Ptain, je veux pas dire, mais s'ils pouvaient juste péter un coup, de temps en temps, genre éviter les : "Ah ? Adama renversé ? Mmmmh. Que faire ? Réfléchissons". Je me suis crue dans le Seigneur des Anneaux pendant le conseil des Ents. Burarum. Sans parler de cette quiche de Tory qui se contente de regarder piteusement par terre alors que ses frangins sont en train de se faire découper en tranches. Bon, sauf que là, attention, on va passer la vitesse supérieure, Zarek ne s'amuse guère, à bord du Galactica, alors il retourne au bac à sable du Quorum où qu'on se marre vachement plus. Seulement surprise ! Ils veulent plus jouer non plus, les délégués ! Alors passez - moi tout ce petit monde par les armes. Le choc de les voir massacrer si lâchement.
Donnez - moi un "R", Donnez - moi un "O", Donnez - moi un "M", Donnez - moi un "O" ! ROMO ! Bien qu'il soit apparut plus tôt pour donner la présidence à Lee - bah oui, Roslin à disparue durant un moment donc...Le voilà en train d'assurer le procès de l'Amiral :
Ce n'est pas un procès, c'est un asile de fou.
Ah bah oui, parce que Gaeta veut tuer le bon vieux Amiral. Romo n'est pas d'accord et menace de ce faire casser la gueule par Zarek, donc bon, profil bas...Sam qui se prend une balle en pleine tête et qui bien sûr, ne suffit pas à le faire mourir. Pauvre Kara. Pauvre Lee lorsqu'il retrouve son père. Et puis la toute fin. Alors là, pardon mais c'est du grand art. Un instant, un court instant, j'ai cru avec bonheur que Felix avait été gracié. Il est dans ses quartiers, discute tranquillement avec Gaius, détendu et le sourire aux lèvres. Mais Gaïus ne sourit pas, lui. Et c'est cela qui me met la puce à l'oreille. La tête de Gaïus et la cigarette...La cigarette du condamné. Pauvre Gaïus. Cela lui brise le coeur. Je n'aurais jamais cru le voir comme ça, mais il est dévasté par ce qui se passe. Bouffé de remords, sans doute. Je n'ai jamais eu que peu de commisération pour lui, mais là, j'ai une peine immense quand je le vois aussi triste. Surtout avec le sourire de Felix juste en face. Un Felix redevenu humain. Un Felix qui est déjà assis sur sa chaise, face au peloton d'exécution. Et le petit détail que j'ai trouvé merveilleux...La phrase. Alors que Felix est enfin en paix avec lui - même, sa pauvre patte cesse enfin de le torturer. Une seconde, une petite seconde avant que l'Amiral ne donne l'ordre de tirer.
C'est terminé.
Bam.
Franchement, j'ai pleuré pour eux, pendant de longues secondes. Pleuré pour les idéaux ruinés de Tom, un peu, pour le grand personnage qui s'en va et beaucoup pour le pauvre Felix et sa vie de merde, le gentil Felix, si romantique, si naïf et qui n'a pas supporté ce que le destin a fait de lui. Et qui suit de bien peu la pauvre Dualla. Tom a voulu aller trop vite pour faire le monde qu'il voulait, un monde qu'il voulait meilleur, sans aucun doute. Voilà. C'était fabuleux. Quelles performances d'acteurs, mazette. Entre les vieux qui déchirent et qui m'ont foutu la trouille avec leurs gueules de vioque, Alessandro qui nous fait une sortie irréelle et qui nous offre un dernier duo de folie avec James Callis, Hatch qui s'en va comme un prince. Ptain, sérieux, quoi, c'est du pur délire. Avec ça que ça pète tant que ça peut et qu'on nous sort une nouvelle Six d'une beauté à couper le souffle...Les derniers Cylons se téléchargent ! Comme les autres ! Et même mieux que les autres vu qu'ils ont la recette, eux !
- Ellen a été renvoyée dans la flotte par Cavil, rien que pour faire chier les autres Cylons et foutre le boxon.
- Les Derniers Cylons ont été créés par l'homme, ils ont à leur tour créé les Huit Modèles, avec l'aide des deniers.
- Cavil s'appelle John, et il a été fait à l'image du père d'Ellen. Ce qui est absolument dégoûtant et qui me donne envie de vomir rien que de repenser à New Caprica. Comme Ellen est aussi sa mère vu qu'elle l'a créé, eh bien on peut dire qu'il s'est tapé à la fois sa mère et sa fille.
- Les Cinq Derniers ont été créés sur Kobol.
- La croyance en un dieu unique vient des Centurions. Dieu pourrait donc être Daniel Graystone qui est leur concepteur avant la première guerre.
- Les Huit Modèles présente certains attributs venant des humains et d'autres venant des Centurions.
- Sur Terre, Torry et Galen s'aimaient d'amour tendre (alors leur fin à eux deux m'a fait rire).
- Avant l'attaque Terrienne, les Derniers ont été avertis par des visions (Il serait intéressant de savoir qui étaient ces gens des visions. Et amusant d'imaginer que ce puissent - être des Roslin, des Baltar ou des Kara).
- Les Derniers ont réinventé le concept de résurrection. Quand ils sont morts, un vaisseau de résurrection les attendait en orbite de la Terre. Le concept de résurrection est originaire de Kobol.
- En quittant la Terre, les Dernions ont voulu aller prévenir les autres colonies de bien traiter leur propre vie artificielle, mais il était déjà trop tard quand ils sont arrivés, en pleine première guerre. Ils ont donc proposé aux centurions de les aider à concevoir les Huit Modèles en échange de la paix avec les Coloniaux. A ce stade de l'histoire, les Centurions n'étaient parvenus qu'à concevoir des Hybrides.
- Ensuite de quoi, Cavil a fourré ses grosses pattes de jaloux là - dedans, zigouillé les Derniers, effacé leur mémoire, les a balancés à des endroits stratégiques pour bien qu'ils en chient et réparti quelques têtes nucléaires sur les Colonies. Tout ça à cause d'un Oedipe mal résolu et de quelques complexes d'infériorité.
- Il y a bien Treize cylons ! Le numéro sept s'appelle Daniel et Cavil l'a détruit par jalousie. On sait que Daniel était un homme et un artiste *louche vers Kara et vers son pianiste de père*.
Enfin pour résumer, John a piqué sa crise et fait péter les Douze Colonies parce que mamans et papas ne lui prêtaient pas assez d'attention et avaient un peu tendance à faire plus de câlins à son petit frère Daniel qui devait être très beau alors que lui est si moche. Ironie du sort, en voulant être une meilleure machine, il n'en devient que plus humain. Caprica, dès le retour d'Helen, perd son bébé. Scène déchirante au possible, tout autant lorsqu'Athéna croit Héra morte. Voir Saul pleurer comme ça dans les bras de Bill, apprenant que le bébé s'appelait Liam, diminutif de William (j'avais tout de suite percuté), c'est...N'en jetez plus, quoi !
Le plus amusant est quand Kara est avec le Pianiste et qu'elle joue la musique "All Along the Watchtower'', même Saul et Tory n'en reviennent pas !
Le dernier épisode de ce coffret ne fait pas quarante - deux minutes mais bien près de deux heures et demi de splendeur. Hoshi devient Amiral alors que Saul lui avait dit qu'il ne deviendrait jamais Amiral si il continuait à renverser du café ! Et Adama prend conscience de l'importance d'une enfant dans cette Humanité déchirer, une enfant Humaine et Cylon à la foit, un espoir pour tous, c'est Héra, d'ailleurs kidnappé par Boomer revenue avec Helen et qui s'envoie en l'air avec Helo sous les yeux d'Athéna ligotée dans un coin de l'armoire...D'ailleurs Helo est plein de rage quand il s'en rend compte...Et le Chef qui aide Boomer à s'échapper comprend son erreur et pète un câble de rage également...
Je suis ravie que Lee revienne dans la Flotte et laisse sa place à Romo qui devient le nouveau Président des Colonies, pardon, le nouveau Président de la Flotte. Ptain, le Galactica est dans un sale état. Mais ce Galactica est fin prêt pour son dernier combat et quelle bataille mène ce vaisseau ! Surtout ces derniers passagers, Humains et Cylons pour leur avenir commun. Gaius et Caprica qui se remettent enfin ensemble et leurs doubles qui constatent leur annonce que c'est à eux de guider les humains, à eux de guider Héra. Nous connaissons enfin cette mystérieuse histoire sur l'Opéra, celle que les Cinq derniers, créateurs des Cylons puissent enfin passer la main à la nouvelle génération...
Et comme BattleStar Galactica n'est décidément fait que de petits hasards et malentendus...Eh bien, c'est ma Racetrack, toute morte qu'elle est dans son Raptor, qui nous dézingue la Colonie alors que le combat se remet à faire rage. Le Galactica commence à se disloquer de manière abominable, j'ai cru voir mes yeux se déchirer mais ce n'était que des larmes devant cette vérité : rien n'est éternel. Kara, ahurie tape des chiffres sur l'écran PRL et sauve le vaisseau avant sa fin, Kara frappée car elle comprend et regarde Laura qui lui demande où ils sont, là nous voyons un cratère et j'ai reconnu la surface de notre bonne vieille Lune...Et bien sûr...La Terre. Non, sans rire, la vraie, la nôtre, oui celle qu'ils avaient vu était Cylon mais, celle - ci est celle qu'ils ont cherchés durant quatre ans. Leur terre promise. Et merde, on à pas attendu Moïse ! Adama à tenu son pari, le Galactica à survécu jusqu'à la Terre, jusqu'à la fin. Je ne pensais pas vraiment qu'on reviendrait sur Terre d'une manière ou d'une autre. Que ce soit la vraie, l'originelle, restaurée comme par magie. Où celle-ci, la nôtre...Baptisée Terre en hommage à cette planète qu'ils ont toujours cherchée. En hommage à un rêve. Et bien évidemment, ils atterrissent en Afrique. Le berceau de l'Humanité. Plus de Président, plus d'Amiral, plus rien. Et puis l'adieu à la Flotte. Et à Sam. Qui va conduire tous les vaisseaux jusque dans le soleil. Les vaisseaux ont droit au repos puisque c'est quand même eux qui ont dû supporter les changements d'humeur des Humains, les pauvres ! Les derniers humanoïdes Cylons restent également et les Centurions sont enfin libres, Romo demande à Helen si eux évolue également de leur côté, ce pourrait - ils qui reviennent les exterminés ?
C'est un risque que nous devons prendre, mais leur rendre la liberté pourra sans doute mettre fin à ce cycle de violence.
Ptain, quelle scène entre ma Kara et mon Sam.
Kara : I love you. Goodbye, Sam.
Je t'aime. Au revoir, Sam.
Sam : I'll see you on the other side.
Je t'attendrai de l'autre côté.
Vous pouvez pas savoir comme j'ai chialé devant cette scène. Mais un truc de fou. Cela m'a trop trop bouleversée alors que je savais bien que Sam ne reviendrait pas. Mais c'est juste beau. Et que Kara lui rende ses dog tags, sur leur musique, celle de la "Ferme". Rah. Pareil pour le départ très paisible d'Adama qui dit un dernier au revoir à son vaisseau. Et je suis ravie que la dernière vision du Galactica, ce soit alors qu'il se dirige vers le soleil. La voilà, la perfection que Sam voulait tant connaître. Oh, bravo, Trucco, tu as été magnifique, dans ces derniers épisodes. J'en ris, maintenant, mais sur le coup, j'ai hurlé, pleuré, sangloté, peut - être même un peu mordu mon mouchoir. Et pourtant...Quoi de plus logique de nous rejouer Maelstrom ? Sauf que cette fois, Lee la laisse partir de bonne grâce, sa Kara. Après tout, elle n'a jamais vraiment fait partie de ce monde, surtout la version 2.0. Et je me console en me disant que de tous les personnages avec lesquels Kara aurait pu passer ses derniers instants, c'est avec lui qu'elle les passent, une fois de plus. Disparaissant au moment où elle est certaine qu'il est enfin heureux et délivré de tous ses démons. C'est beau, au fond. Elle a été son ange. Et les flashbacks m'ont permis de percuter d'une chose : à quel point Kara, malgré tout ce qu'elle lui en a fait voir, a fait de lui l'homme qu'il est. On le rencontre ici, joueur, buveur, trousseur de jupons, prêt à culbuter sans la moindre hésitation la copine de son frère pratiquement sous son nez. Tout comme son fils, Bill restera seul, d'ailleurs. Quelle scène magnifique que la mort de Laura Roslin. Je n'aurais pas pu en espérer de plus belle. Un hommage remarquable à ces deux acteurs, et une si belle fin pour deux personnages qu'on ne peut s'empêcher d'aimer malgré tout. Ils sont la série.
C'est si magique de se dire que Laura s'en va avec le sourire, dans une envolée de flamants roses. Des flamants roses, merde. Adieu, Bill Adama. Je ne pensais pas que tu aurais droit à une seconde vie sans ton vaisseau et sans Laura à qui tu as fini par passer la bague au doigt. Mais si. Et j'en suis bien heureuse. D'ailleurs...Oh, la surprise, je vous dis pas. Encore un hurlement, quand Galen quitte la troupe, quand Helen et Saul s'enlacent, Romo qui compte sa petite tribu et encore des larmes quand derrière le serpentin d'une nouvelle tribu qui se forme, j'aperçois la famille Agathon qui ferme la marche. Au complet, discutant tout humour. Caprica et Gaius qui se retrouvent et décide de poursuivre leur destin selon les plans de Dieu, Caprica comprend et lui également, qu'ils ont toujours été amoureux. La Fin. J'ai essayé de faire comme si ce n'était pas Ronnie qui tenait le journal tellement il a manqué de me gâcher ma fin, ce nigaud. Tandis que Angel Caprica conte l'histoire d'Héra alors que l'humanité est devenue comme celle des Douze Colonies, mais Angel Caprica ne cède pas face à l'ironie d'Angel Gaius. L'histoire n'est peut - être pas de se répéter finalement...J'imagine que c'est à nous d'y répondre. Pour moi, la réponse est oui, sans hésiter. On reproduit tout le temps les mêmes erreurs, même quand on fait tout pour l'éviter. Comme Lee Adama qui fait tout pour ne pas devenir son père et qui est tellement comme lui, je ne vois aucune raison pour que les Terriens ne reproduisent pas les mêmes erreurs que les Coloniaux et les premiers Terriens. C'est dans l'ordre des choses, c'est la vie. D'ailleurs...Ceci dit, je ne suis pas très fan du défilé de robots, sur la fin, j'ai presque trouvé ça cheap. Mais se dire que "All along the Watchtower" a survécu dans l'inconscient collectif pour être réinventé par Bob Dylan des dizaines de millénaires plus tard...Ah nan, ça c'est juste exceptionnel xD ! D'ailleurs, c'est génial de se dire qu'on a si longtemps cru que les Colonies nous ressemblaient, alors que ce sont nous qui avons tout pompé chez elles ! Jusqu'à nos idiomes ! Génial. Pour ce qui est du retour à la Terre, j'imagine que ce doit être très très controversé à l'heure actuelle, du côté des fans. Moi, ça me séduit parce que c'est ce que je souhaitais et imaginais. Il fallait faire table rase, quitte à perdre du monde en cours de route. En plus, c'est super romantique, toute cette verdure. Et après tant d'années passées enfermés dans de la ferraille, ben mettre les mains dans la terre, ça leur fera le plus grand bien, aux survivants. Fin bref. J'approuve. J'applaudis. En plus, ça fait bizarre de les voir avec du vert, même Nouvelle Caprica n'était pas ainsi. A quel point il n'y avait qu'un seul but possible pour tous les personnages : faire les choix qui les auront amenés jusqu'au bout du chemin. Pour Kara, c'était mener les survivants de l'humanité à leur destination finale. Pour Roslin, c'était accompagner ce voyage et contribuer au sauvetage de Héra. Pour Gaius et Caprica, c'était permettre à la future Eve d'arriver jusqu'à cette nouvelle Terre. Pour Bill, c'était protéger les Coloniaux. Et chacun, enfin, de se libérer de ses vieux démons et de trouver la paix. Que ce soit en partant comme Kara, une fois sûre d'avoir rempli sa mission jusqu'au bout. En mourant comme Laura, heureuse et aimée. En construisant sa petite cabane pour Bill qui finira sa vie en parlant à sa bien - aimée. En partant à l'aventure pour Lee, gravir des montagnes...Et peut - être épouser Ishay (pour info, l'actrice est sa femme), qui sait ? Etc, etc...Finalement, ces derniers épisodes nous offrent la paix après quatre saisons de batailles. Et franchement, après plusieurs heures à m'être débattue avec le premier sentiment de colère que j'ai ressenti, je crois que cette paix, j'en avais besoin. Notre objectif, à nous, c'était de lâcher prise avec toutes nos questions, et de finir en harmonie, comme tous les personnages. De tourner la page et de regarder vers l'avant, avec le sourire. Il n'empêche. Ron Moore, il n'empêche que. J'espère que tu as encore quelques données à nous distiller dans The Plan. Mon cher, j'y compte ! *brandit le poing*
Et je suis sûre que ce sera le cas. Voici donc la fin d'une série inoubliable, je garderais à tout jamais le souvenir de ces personnages. Que dis - je ! Je vais me regarder la série encore et encore, s'en jamais m'en lasser. Je vous laisse faire pareil, je vous le conseil même. L'histoire n'est - elle pas un éternel recommencement ?
